Trois petits tours et puis s’en vont

Mardi dernier, 11h15. Je range ma Clio dans le parking. J’ai un peu le sentiment de lui être infidèle. D’ici moins d’une heure, je vais piloter un véhicule un brin plus grisant : une Lamborghini ! Je confie mon permis de conduire au guichet et gagne la file d’attente. Il y a du monde. Ca me rassure, ça veut dire que l’activité fonctionne. D’autant que certains semblent être des habitués. J’arrive à la salle de briefing où un formateur nous décrit les bases de la conduite. En effet, on ne conduit pas une supercar comme on conduit une citadine. Je pensais que le brief’ serait rébarbatif, mais le cours est interactif. La salle est bondée. Il faut dire que la plupart des participants sont venus accompagnés, et les enfants sont surexcités. A la fin du briefing, on rallie enfin le bas-côté du circuit où nous sommes accueillis par un autre moniteur qui régit l’organisation. Il appelle au micro tour à tour chaque participant, qui passe alors un casque et gagne le véhicule devant une foule en liesse. Entre le bruit des moteurs, le micro et les cris d’encouragement, l’atmosphère est vraiment sonore ! Enfin, j’entends mon nom au micro. C’est à moi ! J’embarque avec d’autres dans une Chevrolet Camaro. On est partis pour un tour de piste à 80 km/h où le pilote nous dévoile la configuration du circuit. Des plots permettent d’identifier les trajectoires, où commencer à freiner, etc. Après ce petit tour de piste, retour à terre. Puis mon nom est une fois encore appelé. Les choses sérieuses commencent ! Je monte à bord de la Lamborghini, côté conducteur, prends mes marques. Il faut que je sois bien installé si je veux profiter de ces trois tours. Une fois que tout est en ordre, j’enfonce le bouton rouge et le ronronnement du moteur se fait entendre. Vingt ans que je rêvais de ce moment ! J’écrase finalement la pédale des gaz et m’insère sur la piste ; le moins qu’on puisse dire, c’est que la bête est réactive. Heureusement, l’instructeur me sert de copilote et m’alerte des virages à l’avance, ce qui me permet d’anticiper. Je fais chanter le moteur, c’est un pur moment d’excitation. En fait, il n’y a qu’un seul défaut à cette expérience : le temps. Les trois tours passent à toute vitesse. Et il est « assez » difficile de retrouver sa Clio après ça… Plus d’infos sur le spécialiste du stage de pilotage GT. Suivez le lien.

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