Séminaire d’été sur l’Ubérisation

Le business de la politique n’échappera pas à l’“uberisation”. Comme les chauffeurs de taxi, les politiques de métier vont payer cher le fait de n’avoir pas voulu évoluer ni se remettre en question pour garder leurs “jobs”. Les citoyens en ont assez des chasses gardées et des prés carrés, ils veulent une nouvelle offre qui corresponde à leurs attentes. Ils recherchent l’efficacité. La concurrence, c’est-à-dire l’opposition, n’a pas été à la hauteur et tous en paient aujourd’hui le prix. La classe politique traditionnelle, de gauche comme de droite, est en faillite et les électeurs se sont jetés sur une nouvelle offre que personne n’a encore expérimentée, peu importe le contenu : “au moins c’est nouveau”. Les monopoles, qu’ils soient idéologiques, politiques ou commerciaux, sont devenus insupportables. C’est la volonté inextinguible d’une nouvelle forme d’abolition des privilèges qui se propage et le rejet de tout ce qui s’apparente au “système”. L’électeur vote “contre” faute de pouvoir voter “pour”, on élimine au lieu d’élire… et forcément on perd confiance. Il ne reste que l’abstention, ou des extrêmes encore en piste qui aboient, menacent et proposent une braderie du grand n’importe quoi, économique en particulier. Cette uberisation politique est peut-être finalement la seule voie vers un changement salutaire. Puisque les partis sont des forteresses destinées à sauvegarder leurs acquis, les électeurs vont passer outre pour des candidats libres. N’est-il pas significatif que l’homme politique le plus populaire de France soit Emmanuel Macron, ni élu ni professionnel de la politique et qui n’aurait donc à satisfaire que l’intérêt général ?

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