Les autorités et le libre marché

Si vous visitez régulièrement mon blog, vous avez dû relever que, de manière générale, j’appuie le libre marché. Pour autant, je suis capable d’en identifier les limites. Dernièrement, par exemple, ma direction m’a ainsi assisté à un colloque à Nantes durant duquel j’ai été amené à en exposer les limites. Car le libre marché trouve pour moi ses limites dans la question écologique. Pour ceux qui ne connaîtraient pas ce concept, le mieux est de prendre ici un exemple. Quand une industrie polluante se penche sur ses comptes, elle ne relève que ses propres bénéfices et coûts. Chaque fabricant omet toutefois d’estimer les frais qu’il apporte aux autres industriels : les conséquences catastrophiques de la surexploitation, notamment. Ce qui n’est pas sans poser problème, car le coût de revient pour l’ensemble de la communauté est de fait supérieur aux coûts personnels. Quand chaque industriel se borne à considérer son activité particulière, il perd de vue le coût réel d’un point de vue structurel. De fait, la pollution dépasse le degré socialement admissible, parce que les industriels tiennent uniquement compte de leurs intérêts personnels, quitte à négliger ceux de la société. Pour faire simple, la somme de tous les choix individuels des producteurs et des consommateurs n’aboutit pas à un résultat optimal. C’est vraiment là, selon moi, que le libre marché trouve sa limite. Seule une ingérence des autorités est souhaitable. Car des industriels, des clients, et parfois même des pays tout entiers, ne s’inquiètent pas des implications de leurs actions sur notre écosystème. Chaque acteur soitclairement être sensibilisé aux coûts à l’échelle de la société. Pour terminer, j’aimerais dire un mot sur ce colloque que j’ai suivi à Nantes. Mon entreprise a choisi une nouvelle agence pour l’organiser, et je dois dire que l’organisation m’a plutôt scotché. Je vous mets en lien le site de l’agence, si vous projetez d’organiser un congrès.

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