Europe : que proposent les candidats à la présidentielle ?

Convaincu qu’il existe «un chemin pour réorienter l’Europe», le candidat investi par le Parti socialiste milite pour «une Europe forte et unie». Pour y parvenir, il veut faire adopter un «traité de démocratisation de la gouvernance» dans la zone euro. Ce traité prévoit le remplacement de l’Eurogroupe par une assemblée parlementaire constituée de députés nationaux plutôt que d’eurodéputés. Cette nouvelle assemblée aurait pour mission de décider du budget de la zone euro, mais aussi des politiques d’harmonisation fiscale et sociale ou des objectifs de réduction des déficits. Elle fixerait par exemple le taux minimum de l’impôt sur les sociétés en Europe. L’ex-ministre de l’Éducation entend aussi lancer un projet de défense européenne. Pour cela, il espère renforcer les moyens de sécurité aux frontières en soutenant l’agence Frontex. Désireux de créer un «hub européen», Benoît Hamon prône la mutualisation progressive des moyens de renseignement pour aboutir à une agence de renseignement européenne. Ce projet est dans la lignée des propositions formulées par François Hollande lors d’un mini-sommet à Versailles, le 6 mars 2017. Benoît Hamon est aussi pour une révision de la directive sur les travailleurs détachés , qui favorise la libre circulation des personnes et permet aux salariés des États membres de travailler dans un autre pays de l’Union européenne. Cette révision comprendrait une meilleure lutte contre la fraude des sous-traitants, le renforcement des inspections du travail mais aussi des contrôles sur les chantiers. L’objectif du candidat de la gauche: «à travail égal, salaire égal»

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