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Gestion des eaux usées municipales dans l’EOCAC

Mardi, novembre 21st, 2017

Dans les pays de l’EOCAC, une proportion relativement élevée de la population est desservie à l’aide de systèmes centralisés de collecte des eaux usées urbaines. La couverture des zones rurales est bien moindre, malgré les réels progrès accomplis par certains pays de la région au cours des années 1980. Le Moldova, par exemple, a construit 650 stations de traitement des eaux usées dans des localités rurales au cours de la période en question. Dans les années 1990, de nombreux systèmes d’assainissement de la région se sont dégradés en raison de la décentralisation de l’infrastructure sociale vers des collectivités locales aux capacités financières restreintes. Ainsi, en Arménie, le budget global de l’ensemble des collectivités s’élevait à seulement 2 % du budget national, tandis qu’un village moldave disposait d’un budget de l’ordre de 10 000 euros pour financer l’ensemble des services d’infrastructure, qu’il s’agisse des écoles, et des routes, ou de l’approvisionnement en eau et de l’assainissement. Au cours de cette même période, les services d’approvisionnement en eau et d’assainissement ont également pâti d’un manque d’efficacité (des systèmes démesurés aux coûts unitaires élevés), de politiques tarifaires et de réglementations économiques inadaptées, et d’un manque de modèles d’activité appropriés en matière d’exploitation, d’entretien et de financement des systèmes d’approvisionnement en eau et d’assainissement, tout particulièrement dans les petites villes et les zones rurales. Ces difficultés rencontrées par les opérateurs du secteur de l’approvisionnement en eau et de l’assainissement se sont accompagnées d’une très forte baisse du revenu des ménages et de l’accentuation des écarts de revenu, ce qui a entraîné des problèmes d’accessibilité pour de nombreux foyers. Cela a particulièrement été le cas dans les petits villages isolés (d’une population inférieure à 500 personnes) où le revenu des ménages a baissé alors que les coûts unitaires des services d’approvisionnement en eau et d’assainissement y étaient 2 à 3 fois plus élevés que dans les endroits plus peuplés. Cependant, la situation s’est nettement améliorée depuis 2000 dans la plupart des pays de l’EOCAC, tout du moins dans les zones urbaines, en général avec l’aide de partenaires de développement. Aujourd’hui, ces pays accordent davantage d’importance à l’amélioration de l’assainissement en zone rurale. Les progrès qui y ont été réalisés sont liés à la révision des normes techniques dépassées qui a permis d’adapter la capacité des nouveaux systèmes d’approvisionnement en eau et d’assainissement aux besoins réels et prévus en matière de services, et à la mise en place de modèles économiques à l’attention des opérateurs du secteur, notamment en ce qui concerne la « régionalisation » des services municipaux de l’eau, des associations locales et des opérateurs privés.

Maitriser les systèmes d’information

Mercredi, août 30th, 2017

Dans le contexte français, où l’absence de compétence technique est devenue un atout déterminant pour l’accès aux postes de direction des systèmes d’information12, les méthodes de management de système selon les normes IS 9001 et IS 27001 acquièrent la propriété de prédictions autoréalisatrices : pour les raisons évoquées ci-dessus, de nombreux DSI ont d’ores et déjà emprunté cette démarche, et leurs collègues en retard, qui n’ont pour boussole dans cet univers que l’air du temps et le qu’en dira-t-on, trouveront facilement auprès de leurs pairs la confirmation que c’est bien dans cette voie qu’il faut aller. Les sommes considérables englouties par ces méthodes n’apparaissent pas forcément comme des inconvénients, puisqu’elles renforcent l’importance et le prestige de celui qui les ordonne, et donnent satisfaction à la direction générale qui ne dispose en général ni des informations ni des moyens d’investigation nécessaires pour se former une opinion sur le sujet, et qui peut faire état du recours à ces méthodes éprouvées pour répondre aux questions des auditeurs ou des actionnaires. Quant à nous, nous nous efforcerons au cours des chapitres suivants de dispenser les principes de sécurité substantielle qui nous semblent le socle de ce que doit être aujourd’hui un système sûr, et que plus grand monde ne peut se permettre d’ignorer totalement, que ce soit dans l’entreprise ou dans l’usage privé des ordinateurs et des réseaux. De ce qui précède peut-on déduire qu’il faut forcément être ingénieur informaticien pour devenir directeur du système d’information ? Non, mais un DSI (et d’ailleurs tout dirigeant) devra posséder, pour remplir ses fonctions, un certain nombre de compétences, et il ne pourra pas faire face aux problèmes qui se posent à lui uniquement avec des procédures administratives normalisées. Le rôle de l’informatique dans le monde contemporain est tel que nul ne peut plus se passer d’en connaître les techniques de base. Source : Agence SEO Lille

Le Qatar importe 4000 vaches

Mercredi, juin 21st, 2017

L’idée semble farfelue, mais un businessman qatari a bel et bien décidé d’importer 4.000 vaches laitières, rapporte Bloomberg. La semaine dernière, de nombreuses vidéos montraient les supermarchés du petit émirat pris d’assaut par des habitants craignant une pénurie alimentaire après que les relations diplomatiques et commerciales du Qatar avec plusieurs de ses voisins du Golfe ont été rompues. Le pays est accusé de soutenir plusieurs groupes terroristes au Moyen-Orient. Résultat: de nombreux produits alimentaires viennent à manquer. C’est Moutaz Al Khayyat, président de Power International Holding, une puissante entreprise qatarie, qui a eu l’idée d’importer des milliers de bovins. Il y a encore quelques semaines, la majorité des produits laitiers du petit émirat provenait d’Arabie saoudite, un des pays leaders de la fronde. Les vaches censées compenser ces importations arrivent tout droit d’Australie et des États-Unis. Pas moins de soixante vols jusqu’à Doha sont prévus, au vu du poids et du nombre des animaux: 4.000 bêtes de près de 600 kilos chacune. Il s’agit du plus gros transport aérien de bovins jamais effectué jusqu’à ce jour.     Très riche de part son pétrole et son gaz, on ne peut pas dire que le Qatar soit le champion de la production alimentaire locale. La majorité de ses ressources proviennent de l’importation. Après la rupture décrétée par ses voisins du Golfe, le le pays a dû ouvrir de nouvelles routes commerciales avec ses alliés restants. La Turquie a commencé à envoyer des produits laitiers à Doha tandis que l’Iran a fait parvenir des fruits et légumes à la capitale qatarie. Mais selon Moutaz Al Khayyat, «il est temps que le Qatar se mette au travail». À Doha, une campagne pour la production de produits locaux a démarré. Des drapeaux qataris ont été placés dans les supermarchés pour signaler les produits home made. Umm Issa, une employée de supermarché pro-gouvernement interrogée par Bloomberg, affirme que le fait de commencer une production locale est «un message de défiance» envers les pays qui ont rompu les relations diplomatiques. «Nous n’avons pas besoin d’eux. Notre gouvernement s’est assuré que nous n’ayons pas de pénuries et nous en sommes reconnaissants. Nous n’avons pas peur et nous n’allons pas mourir de faim.» La production de lait des 4.000 vaches devrait quant à elle commencer à la fin du mois de juin et couvrir un tiers de la demande qatarie d’ici mi-juillet. Le coût total du transport des bovins devrait dépasser les 7 millions de d’euros.

Générer du trafic

Mercredi, mai 24th, 2017

Avez-vous besoin de générer des mobs de trafic? Ces jours-ci qui ne fait pas? La concurrence pour le trafic est serré et vous devez connaître les secrets sur la façon de jouer le jeu et la façon de générer du trafic massif en utilisant des forums, des forums de discussion et des groupes. Il ne suffit pas de simplement gifler ensemble un site Web et espérer le meilleur. Il était auparavant lorsque l’Internet a commencé et tout mot-clé a été chaud. Les temps ont changé et si vous avez besoin de trafic, alors vous devez penser intelligemment et aller où les gens sont. Les forums sont les endroits où de vraies personnes vont. Pensez-y comme vous le feriez dans votre centre commercial local. Les gens y vont faire leurs courses, et pendant les saisons et les week-ends, il peut être difficile de trouver un endroit pour se garer. Presque tout magasin qui est mis en place dans un bon emplacement à l’intérieur du centre commercial fera bien, indépendamment de ce qu’ils vendent. La raison en est la circulation et l’exposition. Un forum ou un groupe de discussion est comme un petit centre commercial très optimisé. Les personnes qui fréquentent un forum s’y rendent pour obtenir des réponses sur le sujet à l’étude et, dans bien des cas, sont disposées à payer de l’argent pour obtenir des réponses et des solutions. Mettez-vous devant ce genre de trafic et vous ferez de l’argent. C’est vrai. Les gens se rassemblent dans ces forums quand ils ont un problème. Il y a un forum disponible pour n’importe quel sujet. Problèmes de santé, d’argent ou de problèmes familiaux, vous le nom – il ya un forum là-bas que les gens vont. Ils aiment à parler; Et vous serez hautement accepté si vous chime droit à leur niveau et offrir vos précieux conseils, sans la publicité de votre produit tout de suite. Mais j’ai besoin de faire de la publicité! C’est pourquoi je suis là! Non, vous êtes là pour ajouter de la valeur, pas pour spam le forum. C’est probablement l’erreur la plus fréquente que les gens font. Ils rejoignent un forum, ajoutent un lien à leur boîte de signature et commencent à distribuer des conseils et à pointer des personnes vers leurs sites Web. Pour les gens qui opèrent de cette façon, ils sont destinés à l’échec parce que les gens sur le forum ne sont pas stupides et n’apprécient pas être traités comme des vaches. Ils peuvent sentir un spammeur un mile de distance et vous pouvez obtenir interdit aussi vite que vos premiers posts aller vivre. Alors, comment pouvez-vous gérer cela? Donnez, donnez et donnez. Aller au forum et toucher les gens, les atteindre où ils sont vraiment à leur problème. Offrez de la valeur dans chaque poste que vous donnez et n’ajoutez pas votre lien jusqu’à ce que vous avez accumulé votre crédibilité. Prenez le temps de le faire correctement et vous aurez des gens courir les uns sur les autres pour arriver à votre lien. Ils viendront vous demander des conseils. Vous aurez mis en place comme leur expert, leur figure d’autorité qui se soucie vraiment d’eux et est prêt à aider. Cela, mon ami, est de l’or pur et vaut le temps d’atteindre. Le système: 1. Trouvez un forum, un forum de discussion ou un groupe qui met l’accent sur le problème que vous essayez de résoudre. 2. Joignez-vous à lui. N’ajoutez aucun lien vers votre site. 3. Faites des messages précieux et laissez les autres vous connaître et sont prêts à donner. 4. Une fois que vous vous sentez que vous êtes devenu un membre solide accepté du groupe, ajoutez votre lien à votre emplacement, mais ne l’annoncent pas. Si vous avez tout fait correctement, vous n’aurez pas besoin. A lire en détail sur le site de l’agence stimulation commerciale

Posobiec

Vendredi, mai 12th, 2017

Inconnu en France, le militant pro-Trump Jack Posobiec qui a tenté d’imposer les soi-disants “MacronLeaks” dans la dernière ligne droite de la présidentielle française pour discréditer Emmanuel Macron, s’est forgé une réputation outre-Atlantique. Marine Le Pen a perdu… tout comme Jack Posobiec. Ce militant américain pro-Trump voulait influer la présidentielle française en postant sur Twitter, 48 heures avant l’élection, un lien vers 9 gigaoctets de documents de campagne – dont l’authenticité doit encore être vérifiée – d’Emmanuel Macron. Le candidat du mouvement En Marche ! a été élu, malgré cela, avec 65,8 % des votes, dimanche 7 mai. Jack Posobiec n’en a pas moins semé une pagaille inédite dans l’histoire électorale française. Le timing était parfait. À quelques heures du début de la “période de réserve”, les soi-disants documents de campagne d’Emmanuel Macron étaient apparus sur la section politique ouvertement pro-Trump et d’extrême-droite du forum 4Chan, puis sont très rapidement relayés par Jack Prosobiec. Tenus par les obligations légales, les médias – dont France 24 – n’ont pas pu revenir sur ces “révélations”. Les partisans de Marine Le Pen ont alors eu le champs libre sur les réseaux sociaux pour diffuser aussi largement et rapidement que possible les rumeurs autour des documents de campagne, baptisés par ces trolls numériques “MacronLeaks”, dans un dernier effort pour barrer la route à l’adversaire de leur championne. Un exercice de cyber-propagande dans lequel Jack Prosobiec excelle. Il a mitraillé les plus de 100 000 abonnés à son fil Twitter de messages où il mélange théories du complot – les médias travailleraient de concert avec Emmanuel Macron -, et affirmations péremptoires sur la vie privée “cachée” du candidat d’En Marche ! et sa supposée volonté de régulariser tous les immigrés clandestins. En quelques heures, ce fervent supporter du président américain Donald Trump s’est transformé en fan numéro 1 de Marine Le Pen. Inconnu en France, il s’est déjà forgé une petite réputation aux États-Unis. Il a été directeur des “opérations spéciales” du mouvement Citizen for Trump et travaille pour le site canadien ultra-conservateur Rebel Media. Mais c’est son rôle dans plusieurs “fake news” (informations trompeuses) et théories du complot qui l’ont propulsé comme l’une des figures de premier plan de l’alt-right (droite “alternative” et suprémaciste). Il préfère se qualifier de “slavright”, une sorte de sous catégorie de l’alt-right, tout aussi xénophobe mais qui puiserait ses racines dans les pays d’Europe de l’Est. L’énergumène a du métier dans la diffusion de rumeurs. Sur son terrain de bataille favori, Twitter, il a lancé le hashtag #DumpStarwars, qui a connu son heure de gloire juste après l’élection américaine. Jack Posobiec l’utilisait pour appeler au boycott du film Rogue One dont le scénario, affirmait-il, avait été réécrit pour inclure des scènes anti-Trump. Face à la persistance de la rumeur, le scénariste du long métrage, Chris Weitz, avait dû publier un démenti officiel. Jack Posobiec est aussi lié à l’affaire du “pizzagate”, cette farfelue théorie du complot selon laquelle une pizzéria de Washington servait de façade à un réseau de pédophiles impliquant des personnalités du parti démocrate proches d’Hillary Clinton. Il n’en est pas à l’origine – elle provient de 4Chan – mais il l’a entretenue en allant filmer sur place un dîner d’anniversaire d’enfants qu’il a retransmis en direct sur Périscope (le service de vidéo en direct de Twitter). Effet garanti. Il est une autre manipulation dont Jack Posobiec serait l’instigateur, d’après le site Buzzfeed. Une semaine avant l’élection américaine, en novembre 2016, une photo montrant une pancarte appelant à violer Melania Trump, brandie lors d’une manifestation anti-Trump, est devenue virale sur les réseaux sociaux. Ce cliché était censé démontrer la violence des opposants au futur président américain, mais l’opération aurait en réalité été manigancée de bout en bout par Jack Posobiec. Buzzfeed a, en effet, pu consulter des messages téléphoniques indiquant qu’il a confectionné lui-même la pancarte. L’agité du tweet a nié en bloc ces accusations. Pourtant, ce militant pro-Trump a reconnu au site du New Yorker, le 6 mai, avoir eu recours à ce genre de procédé. Jack Posobiec a expliqué au célèbre magazine qu’il se voyait comme un « journaliste activiste » qui n’hésite pas à se « mêler à une manifestation anti-Trump pour scander des slogans anti-Clinton afin de voir et rapporter ce que ça donne ». En France, il a ainsi réussi à jeter un ultime trouble dans une campagne marquée par la violence de l’affrontement Macron-Le Pen.

Une conférence pour mieux connaitre l’Islam

Vendredi, février 17th, 2017

Au milieu du XIIe siècle, un moine français veut mieux connaître cette civilisation musulmane avec laquelle l’occident est désormais en croisade. Pierre le vénérable commande une traduction latine du Coran. C’est le point de départ d’un curieux échange, teinté d’hostilité mais aussi d’admiration, entre l’Europe et l’Orient, le christianisme et l’islam. Les Français n’en finissent pas d’apprendre à connaître l’islam. Depuis plusieurs décennies, les institutions politiques tentent de fonder et de définir «l’islam de France». L’actualité nous force chaque jour à nous disputer pour savoir ce qui relève de l’islam et ce qui ressort de l’islamisme. Au quotidien, le vocabulaire hexagonal jongle avec des mots aux sonorités étranges et que nous ne saurions écrire dans leur langue originale: «Ramadan», «inch’allah». Dans un registre à la fois plus technique et plus douloureux, on trouve «taqiya» ou bien entendu «djihad». Avec une part de 7,5% de musulmans au sein de sa population, la France possède une communauté islamique très importante. Les Français peuvent-ils se targuer pour autant d’y voir clair concernant ce monothéisme né au cœur de la péninsule arabique il y a près de 1.500 ans? Non, sûrement pas, et il n’y a qu’à jeter un œil aux débats qui déchirent régulièrement les médias afin de s’en convaincre. Pour la France, l’islam est une grande inconnue très familière. Et ça ne date pas d’hier… mais de 1142. À l’époque, Pierre le vénérable, abbé de Cluny, décide de faire traduire le Coran en langue européenne (le latin) pour la première fois de l’histoire. Ce choix marque le début d’un dialogue à bâtons rompus entre deux cultures et le commencement d’un renouveau de la pensée européenne. Dans son remarquable essai Paroles armées, le philosophe Philippe-Joseph Salazar souligne la «très longue proximité» entre l’Europe, la France en particulier, et l’islam. Pourtant, on partait de loin. A l’aube du XIIe siècle, au cœur du Moyen Âge, la religion impulsée par Mahomet cinq cents ans plus tôt demeure une énigme. Les seuls contacts que les Occidentaux ont jusqu’ici établi avec les musulmans sont d’ordre guerrier: l’invasion du royaume franc par les arabes en 732 et les croisades, dont la première s’est élancée cinquante ans auparavant. Mais peu a été fait pour approcher la culture islamique. François Déroche, titulaire de la chaire d’histoire du Coran au Collège de France, évoque l’imagerie fantastique véhiculée dans les premiers siècles du Moyen Âge autour de l’islam dans l’Europe chrétienne: «On se dit souvent à l’époque que les musulmans sont des idolâtres mais on n’en sait pas plus. Dans des parchemins anciens, on trouve parfois des représentations de Mahomet dépeint comme une bête monstrueuse. Et puis, on a entendu parler de la Kaaba [ce temple édifié à La Mecque en direction duquel les musulmans dirigent leurs prières et font un pèlerinage, ndlr], et ce sanctuaire au fond de l’Arabie semble très mystérieux.» Mais cette ignorance ne peut plus durer. Au XIIe siècle, le monde musulman n’est plus un continent lointain situé au-delà des mers, il est aux portes d’une chrétienté qui se sent menacée. Il s’étend de la ville sainte de Jérusalem aux royaumes almoravides puis almohades de la péninsule ibérique. Pierre le vénérable est parfaitement conscient de cette situation. Abbé du célèbre et puissant monastère de Cluny, il est habitué aux séjours dans ce qui est aujourd’hui l’Espagne. Son ordre (l’ordre clunisien) est implanté sur ces terres. Par conséquent, Pierre le vénérable connaît bien les thématiques propres à la région. Il y a vu ce contact permanent entre chrétiens et musulmans mais aussi juifs. Il a déjà eu l’occasion, à plusieurs reprises, de fréquenter des savants, des érudits arabophones.

Séminaire sur les échecs de l’autopartage

Lundi, janvier 9th, 2017

Le projet a vu le jour en septembre 2012, en partenariat avec la Communauté d’Agglomération de Saint- Quentin-en-Yvelines. Porté par Renault à ses débuts, le projet consistait dans la mise à disposition de 50 Renault Twizy réparties librement au sein du territoire concerné. Fonctionnant sans station, il permettait ainsi à l’utilisateur de s’affranchir de la contrainte de restitution dans une zone dédiée et le véhicule pouvait être laissé sur n’importe quelle place de parking du territoire d’action du service. À l’aide d’un smartphone ou par internet, il était possible de localiser un véhicule à proximité et d’effectuer sa réservation. L’ouverture et la mise en contact étaient gérées grâce à un badge. En 2013, Renault a tout d’abord cédé le service à Keymoov, après avoir annoncé la « réussite » de l’expérimentation qui lui aurait permis de mieux identifier les différents couples usages-clients et d’appréhender le métier de la gestion d’un service d’autopartage. Le constructeur a, par la suite, développé un équipement en première monte capable de gérer l’ouverture et la fermeture des véhicules pour ses modèles Twizy et ZOE51. Le service a finalement été retiré en juillet 2014 car Keymoov a annoncé vouloir basculer des technologies de Renault vers ses propres technologies. Aucune date de retour du service n’a cependant été donnée. Source: les plus belles voitures.

Quelle conférence Europe Afrique ?

Mardi, novembre 29th, 2016

Depuis la fin des années 80, les gouvernements africains ont lancé une nouvelle génération de programmes de décentralisation démocratique visant à établir de nouveaux cadres d’autogestion au niveau local. Ces réformes politiques et administratives ambitieuses recueillent un intérêt et un appui considérables de la part d’une gamme de bailleurs de fonds européens toujours plus variée. L’Union européenne, les agences de coopération bilatérale, les ONG et les collectivités territoriales s’intéressent dans leur ensemble à la manière dont la coopération au développement influe sur la décentralisation démocratique et la gestion des affaires publiques au niveau local. En outre, en raison de leur nature systémique, ces réformes seront amenées à modifier fondamentalement le cadre de la coopération au développement dans d’autres domaines. Les experts s’accordent à reconnaître que la décentralisation démocratique et l’autogestion au niveau local offrent de nouvelles possibilités dans la poursuite des objectifs de réduction de la pauvreté et de développement local. Toutefois, chacun est bien conscient que les avantages d’un tel processus ne bénéficieront pas automatiquement aux catégories les plus pauvres ou politiquement marginalisées. La façon dont l’appui à la décentralisation peut contribuer à optimiser les possibilités de réduction de la pauvreté, de développement économique local et d’égalité hommes-femmes constitue une question stratégique d’une importance croissante pour les bailleurs de fonds et leurs partenaires. Le débat en est encore à ses débuts, à l’heure actuelle. Une approche plus stratégique requerra probablement un certain investissement dans la capitalisation des expériences en collaboration avec les partenaires, ainsi que des efforts plus systématiques pour explorer et conceptualiser les liens existants, au sein des projets ou des programmes.

Conférence sur le Big Data

Mardi, novembre 29th, 2016

Le règlement publié le 4 mai 2016 et fruit de discussions engagées à Bruxelles depuis 2012, remplacera en mai 2018 notre loi «informatique et libertés» qui a créé il y a près de quarante ans en France un cadre particulièrement protecteur pour les individus. Ce Règlement général sur la protection des données (RGPD) ambitionne un double objectif : renforcer la compétitivité des entreprises tout en assurant un haut niveau de protection des personnes fichées. Or si le nouveau cadre juridique donne effectivement des marges de manœuvre aux professionnels, via des outils de corégulation et d’harmonisation au niveau européen, rien n’est certain quant au niveau de protection réel des internautes. C’est une petite révolution qui est actuellement à l’œuvre pour les professionnels. Avec le RGPD, les règles qui encadrent la création de fichiers nominatifs sont assouplies. Les entreprises n’auront plus de déclarations à adresser à la Cnil, elles définiront par elles-mêmes leur politique interne de protection des données – sous le contrôle interne d’un délégué à la protection des données – et elles bénéficieront, pour leurs fichiers transeuropéens, d’un dispositif de «guichet unique» leur permettant de choisir en Europe le pays et le régulateur national qui sera leur interlocuteur direct. Ces évolutions sont bienvenues pour renforcer la compétitivité de nos start-up européennes et les enjeux associés en termes d’emploi. En effet, elles sont confrontées à la concurrence régulièrement peu loyale d’opérateurs Internet installés en dehors de l’UE (Etats-Unis, Asie) qui bénéficient d’une relative impunité sur la gestion de nos données personnelles, compte tenu de la difficulté à les contrôler lorsque les sièges sociaux ou les serveurs informatiques sont installés à l’autre bout du monde. Concernant par ailleurs les individus, la Commission européenne n’a eu de cesse d’insister sur le renforcement des droits, prévus par le nouveau texte, des individus en général et des internautes en particulier. Un point majeur sur lequel de nombreuses incertitudes continuent néanmoins de peser. Tout d’abord, le RGPD ne modifie en réalité qu’à la marge les droits dont les internautes bénéficient déjà. Le «consentement préalable», lequel a été présenté comme la condition sine qua non à tout fichage, est en réalité assorti de tant d’exceptions qu’il n’aura qu’une effectivité très limitée, comme c’est d’ailleurs le cas actuellement. Le «droit à la portabilité» et le «droit à l’oubli» qui permettront à l’internaute d’obtenir la copie sous format standard de ses données personnelles ou de demander leur effacement ne sont en réalité que des modifications cosmétiques de règles qui existent déjà dans notre droit (le droit d’accès et le droit d’opposition). De plus, si le texte vise juridiquement à contraindre les opérateurs établis hors UE à respecter le nouveau cadre, il ne suffira pas à lui seul à assurer l’effectivité des droits des internautes, sauf à adopter des accords internationaux qui pour l’heure n’existent pas. Ensuite, le RGPD n’apporte pas de réponse concrète aux véritables enjeux de la protection des données sur Internet. Ainsi (en raison peut-être d’un intense lobbying), pas une disposition ne vise spécifiquement les moteurs de recherche ni ne crée à leur égard d’obligation particulière. Le «droit au déréférencement», lequel a été consacré en 2014 par la Cour de justice de l’Union européenne face au silence de la Cnil et de ses homologues européens, n’est même pas formellement visé dans le texte. Les moteurs de recherche, lesquels sont tous établis en dehors de l’UE, sont pourtant devenus le nœud incontournable de l’accès à l’information sur Internet, ainsi qu’une formidable machine à générer du cash en exploitant au maximum nos données personnelles. De même, la question de l’identité numérique n’est pas véritablement abordée dans le texte, alors que la question de l’identification en ligne est aujourd’hui devenue essentielle pour garantir aux internautes le plein exercice de leurs droits. Et les régulateurs nationaux ? Restent enfin toutes les questions sur la stratégie qui sera définie par les régulateurs nationaux pour s’assurer du respect, par les professionnels, du nouveau cadre juridique. La Cnil pourra désormais prononcer des sanctions financières à hauteur de 20 millions d’euros ou 4% du chiffre d’affaires global d’une entreprise. En réalité, elle dispose déjà de pouvoirs de sanctions pécuniaires qu’elle n’a utilisés en 2015, selon son rapport annuel, qu’à trois reprises… Seule la mise en œuvre d’une politique ambitieuse de contrôle et de sanction pourra garantir l’effectivité des droits garantis aux internautes, et le chemin semble encore long… De même, le règlement européen met en œuvre des mécanismes dits de «contrôle de cohérence» – pour ne pas dire des «usines à gaz» – qui obligeront désormais la Cnil à obtenir, avant d’agir, l’assentiment d’autres régulateurs nationaux ou d’instances européennes, pour tous les traitements mis en œuvre au niveau transeuropéen par les entreprises. Ces mécanismes pourraient bien constituer, si elle n’y prend pas garde, un sérieux caillou dans les souliers de la Haute Autorité.

Séminaire d’été sur l’Ubérisation

Lundi, juillet 18th, 2016

Le business de la politique n’échappera pas à l’“uberisation”. Comme les chauffeurs de taxi, les politiques de métier vont payer cher le fait de n’avoir pas voulu évoluer ni se remettre en question pour garder leurs “jobs”. Les citoyens en ont assez des chasses gardées et des prés carrés, ils veulent une nouvelle offre qui corresponde à leurs attentes. Ils recherchent l’efficacité. La concurrence, c’est-à-dire l’opposition, n’a pas été à la hauteur et tous en paient aujourd’hui le prix. La classe politique traditionnelle, de gauche comme de droite, est en faillite et les électeurs se sont jetés sur une nouvelle offre que personne n’a encore expérimentée, peu importe le contenu : “au moins c’est nouveau”. Les monopoles, qu’ils soient idéologiques, politiques ou commerciaux, sont devenus insupportables. C’est la volonté inextinguible d’une nouvelle forme d’abolition des privilèges qui se propage et le rejet de tout ce qui s’apparente au “système”. L’électeur vote “contre” faute de pouvoir voter “pour”, on élimine au lieu d’élire… et forcément on perd confiance. Il ne reste que l’abstention, ou des extrêmes encore en piste qui aboient, menacent et proposent une braderie du grand n’importe quoi, économique en particulier. Cette uberisation politique est peut-être finalement la seule voie vers un changement salutaire. Puisque les partis sont des forteresses destinées à sauvegarder leurs acquis, les électeurs vont passer outre pour des candidats libres. N’est-il pas significatif que l’homme politique le plus populaire de France soit Emmanuel Macron, ni élu ni professionnel de la politique et qui n’aurait donc à satisfaire que l’intérêt général ?