Bygmalion, la sale affaire évènementielle

Bygmalion ou l’affaire qui tue l’évènementiel. On peut penser maintenant que les entreprises évènementielles sont sans doute des structures presque adaptées à la réalisation de fausses factures. Et surtout, bientôt une machine à perdre politique. «J’ai appris le nom de Bygmalion longtemps après la présidentielle», a juré Nicolas Sarkozy sur France 2 le 21 septembre. Cette surprenante affirmation a fait bondir — ou sourire — de nombreux responsables de l’UMP. Elle n’a pas fini de plomber le laborieux retour de celui qui rêvait d’une résurrection façon big bang, vitrifiant sur son passage concurrents et contestataires. Ce jeudi matin sur France Inter, François Fillon a été particulièrement clair et cruel. Savait-il que la société Bygmalion travaillait pour l’UMP avant 2012? «Ce n’était pas un secret, c’était même assez visible puis que l’ensemble des activités du groupe UMP et du parti étaient accompagnées pas Bygmalion», a-t-il répondu. Ajoutant cette conclusion assassine: «Donc, je pense que tout le monde connaissait l’existence de cette entreprise.»Sarkozy et Fillon auront l’occasion de confronter leurs souvenirs dans les heures qui viennent à l’occasion de leur rendez-vous, le premier depuis près de deux ans, dans un endroit tenu secret. Les trois juges d’instruction, en charge de l’affaire Bygmalion, pensent-ils déjà entendre Nicolas Sarkozy? Serge Tournaire, Renaud Van Ruymbeke, et Roger Le Loire, ont en tout cas assorti les mises en examen des trois anciens dirigeants de Bygmalion et de sa filiale Events, Bastien Millot, Guy Alves et Franck Attal, d’une interdiction formelle de rencontrer l’ancien chef de l’Etat, ainsi que l’ex-président de l’UMP, Jean-François Copé. « Si les enquêteurs n’avaient pas l’intention d’interroger Sarkozy, cette mesure de contrôle judiciaire n’aurait aucun sens » souligne une source proche du dossier. Les trois anciens dirigeants de Bygmalion déférés ce mercredi matin devant les juges ont été mis à examen dans le cadre de l’enquête sur un système présumé de fausses factures durant la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. Bastien Millot et Guy Alvès, les deux fondateurs de la société de communication, sont poursuivis pour « complicité de faux et complicité d’usage de faux ». Franck Attal, l’ancien patron de la filiale événementielle de Bygmalion, Event & Cie, est mis en examen pour « faux et usage de faux ». Les trois hommes ont l’interdiction d’entrer en contact les uns avec les autres ainsi qu’avec les responsables de l’UMP chargés de la campagne de 2012 et Nicolas Sarkozy et Jean-François Copé. Et bien voilà donc une affaire qui éclabousse réellement tout le monde. Source: agence séminaire entreprise.

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