Archive for décembre, 2017

Vol au-dessus d’un nid de flamants roses

Lundi, décembre 18th, 2017

Il existe de nombreux aérodromes en France où l’on peut s’initier au pilotage d’avion. Mais si j’étais intéressé par ce stage de découverte, je souhaitais également le faire au-dessus d’un paysage superbe. J’ai donc attendu un séjour chez des amis dans une des plus belles régions de France pour me lancer. Et voilà comment j’ai piloté pour la première fois de mon existence au-dessus de la Camargue. L’endroit ne fut pas choisi par ailleurs. D’une part, parce que c’est un des paysages que je conserve en mémoire depuis mon enfance : ces grands chevaux d’un blanc cassé et aux longues crinières. J’ai habité un peu partout durant mon enfance (mes parents ont changé de région à six reprises lors de mes dix premières années !), mais aucun paysage ne m’a marqué davantage que celui-là, et il m’arrive, encore aujourd’hui, d’en rêver. La Camargue est une région de marais, de lacs saumâtres et salants formés par l’envasement du Rhône, lorsque ce dernier se divise en deux. Le bras principal, le grand Rhône, suit une route plus ou moins directe vers la mer Méditerranée, alors que le petit Rhône serpente vers l’ouest. Le corps de la Camargue se situe entre les deux bras, la petite Camargue se poursuivant à l’ouest du petit Rhône : c’est là que j’ai vécu deux ans. Pour information, voici la réponse à une question qu’on m’a souvent posée : le nom de la Camargue vient peut-être du général romain Caius Marius, qui aurait établi Aigues-Mortes. On pense que les chevaux blancs et les taureaux noirs qui font la célébrité de la région, sont tout ce qui reste de vastes troupeaux de la Préhistoire qui se sont réfugiés dans les parages. Sur les 337 espèces d’oiseaux sauvages recensées, le flamant rose est bien sûr le plus connu. Même ceux qui n’y sont jamais allés savent que cet animal à longues pattes est l’emblème de la région. Pourtant, sur les 50 000 oiseaux de passage chaque année, seulement 3 000 vivent en réalité en Camargue. Il se peut néanmoins que leur nombre augmente dans le futur : une île relativement isolée du lagon Fangassier a en effet été mise à disposition des oiseaux et constitue actuellement le seul endroit en Europe où les flamants – entre 10 000 et 13 000 couples – se reproduisent régulièrement. Observer les nuées d’oiseaux prendre leur envol depuis le cockpit, parfois même aller dans la même direction que l’appareil comme s’ils suivaient son ombre, est un spectacle grandiose qui restera gravé dans ma mémoire. Je n’aurais pu rêver meilleur endroit pour un premier vol. Si le pilotage d’avion vous intéresse, voilà un site qui en propose un peu partout en France. Je vous laisse le lien vers le site du prestataire de pilotage avion si cela vous intéresse.

Promenade à Mendoza, en Argentine

Lundi, décembre 18th, 2017

Quand tu blogues

Jeudi, décembre 14th, 2017

À la faveur d’un stage dans une start-up de déco, elle découvre les bureaux de presse et le monde du design. Elle y évolue depuis 15 ans. « J’adore mon boulot. Les gens sont beaux, les apparts sont beaux, il y a un peu de pression mais on ne sauve pas des vies. J’aime cette légèreté. Mon vrai combat, je le mène en rentrant devant les assiettes de coquillettes. » Sa seconde journée commence à 19h, quand elle va chercher ses enfants à la garderie de l’école. « Tu es la dernière des mamans », ne manque pas de lui rappeler sa progéniture à l’occasion. « J’ai conscience qu’ils ont des journées de ministres, mais ça ne m’atteint plus. Ma culpabilité est définitivement partie. » Elle a d’ailleurs consacré un post à ce sujet. « J’ai véritablement arrêté de culpabiliser à l’arrivée de Jules et Louise. Tout le monde nous avait souhaité bon courage, mais moi je m’étais conditionnée. Je m’étais dit que si je n’y arrivais pas, ça ne serait pas grave. J’ai trouvé l’arrivée des deux premiers plus difficile que la leur. Au début, tu idéalises. Au troisième, plus du tout! » Après la naissance de son deuxième enfant -Gabrielle-, Agnès a connu pendant quelques mois une dépression post-partum. « Je ne trouvais plus ma place. J’essayais d’être une bonne mère, une bonne attachée de presse, mais je n’étais plus à l’aise nulle part. Finalement, c’est l’envie d’un nouvel enfant qui m’a sauvée: je me suis dit que cette fois, je ferais ce que je peux. » À l’arrivée de Jules et Louise, un congé de six mois l’aide à envisager les choses plus sereinement: « Alors que je n’avais pas eu le temps de profiter de mes précédents congés maternité, j’en ai cette fois savouré chaque moment. Au point de me rendre compte, à la fin, que j’éprouvais le besoin de retourner travailler. »