Archive for novembre, 2015

Les opportunités du libre marché

Lundi, novembre 23rd, 2015

Le libre marché est la bête noire des énarques, et les intellectuels qui sont nés avec une cuiller en argent dans la bouche sont légion quand il s’agit de le décrier. A les en croire, en effet, le libre marché ruinerait les prolétaires. D’où leur hostilité instinctive pour le libre marché, tant il leur importe de protéger les gueux… Selon eux, donc, les pays en en voie de développement seraient anéantis par la tyrannie du libre marché et l’existence des plus humbles en serait encore plus difficile au quotidien. Cette idée est pour moi et depuis longtemps un contresens. Et au cours d’un meeting à Rome la semaine dernière, un participant s’est employé à disséquer point par point cette perception. Sa démonstration rejoignait parfaitement mon point de vue. Parce que dans les faits, le raisonnement tenu à l’encontre du libre marché va en fait à l’encontre de la réalité. Les habitants des pays pauvres sont en effet principalement victimes du manque de libre marché. Il suffit pour s’en convaincre de voir que les plus démunis vivent là où la possibilité de vivre comme ils l’entendent est la plus faible : ils ne sont pas libres de se déplacer librement, ni d’acheter et de vendre comme ils le souhaitent. Limiter le libre marché revient à limiter la liberté. C’est ce qui explique l’absence de libre marché dans des dictatures telles que l’ex-Allemagne de l’Est, par exemple. Un constat somme toute logique : un régime qui se défie de son peuple au point de lui refuser la possibilité d’exprimer son opinion dans les urnes ne reconnaîtra certainement pas à ce peuple le droit de réaliser ses choix sur le libre marché ! Lors de ce meeting Rome, l’intervenant est même allé plus loin dans son argumentation, en établissant que le libre marché est dans la réalité nettement propice aux populations pauvres. Grâce au libre marché, en effet, la majorité des populations défavorisées dans le monde ont pu consacrer un budget moins élevé à l’alimentation qu’il y a 20 ans. Parce que pour les pays en voie de développement ayant opté pour le libre marché (et qui ont par conséquent ouvert leurs frontières pour importer des produits), la population profite non seulement d’un plus grand choix en matière de produits, mais également à des prix bien plus accessibles ! Si le thème vous intéresse, vous retrouverez toutes les présentations des conférenciers sur le site de l’organisateur de ce séminaire en Italie.

Etat Islamique

Lundi, novembre 23rd, 2015

Beaucoup de théories ont circulé sur la toile concernant tant les origines de l’Etat islamique (EI) que ses liens supposés, directs ou indirects, avec des puissances de l’OTAN, Etats-Unis et Turquie en tête. Née en 2003 en Irak et affiliée à Al-Qaïda, la nébuleuse prend le nom d’État islamique d’Irak (EII) en 2006 puis devient l’État islamique en Irak et au Levant (EIIL) en 2013, s’affranchissant la même année d’Al-Qaïda. Au cours de l’année 2013, cette nébuleuse a commencé sa forte expansion militaire en Syrie et en Irak. Sa prise de contrôle du territoire syrien s’est accélérée au cours des 18 mois derniers mois (elle contrôle maintenant près de 50% du territoire) et ce malgré le lancement d’une campagne internationale de bombardement durant l’automne 2014, qui aurait couté la vie à près de 10.000 ses membres, tandis que le groupe aurait perdu selon certaines estimations autant d’hommes face à l’armée syrienne depuis le début de sa campagne. A la prise de contrôle de larges pans du territoire syrien, notamment à l’est du pays, l’EI s’est au cours du mois de mai emparé de zones énergétiques au centre du désert syrien, notamment dans la région de Palmyre et dans le même temps de la ville de Ramadi, en Irak. La prise de ces villes a suscité beaucoup de questions quant à la motivation réelle de la coalition à freiner l’expansion de l’EI puisque des milliers de combattants de cette organisation ont pu traverser les déserts syriens et irakiens avec des colonnes de véhicules blindés à découvert, pour attaquer les forces loyalistes sans que la coalition ne les bombarde. Semant encore plus le doute, un document confidentiel de l’US Defense Intelligence Agency (DIA) rédigé en août 2012 vient d’être déclassifié, document qui a fait le tour de tous les organes gouvernementaux dont le CENTCOM, la CIA et le FBI. On peut y lire dans les dernières pages que la situation militaire devrait permettre l’établissement d’un sanctuaire (« un Etat islamique ») dans la zone allant de Ramadi en Irak jusqu’à l’est de la Syrie et les zones allant d’Assaka à Deir-Ez-Zor. Ce plan, nous dit le document, aurait le soutien des puissances étrangères hostiles au pouvoir syrien car il permettrait d’isoler le régime syrien vers la cote et ainsi, de couper toute liaison terrestre entre l’Iran et le Hezbollah. En clair: les puissances radicales qui pourraient émerger du chaos créé par les Américains en Irak devraient naturellement se déverser en Syrie pour affaiblir l’état syrien. Le laisser faire américain, des monarchies du golfe et de la Turquie, face à la montée en puissance de l’EI, est aussi une traduction de leur incapacité à contrecarrer militairement l’armée syrienne et ses soutiens au sol, tout autant que ne l’est le soutien logistique direct de la CIA à armer des factions rebelles, dont un grand nombre ont depuis 2012 rejoint l’EI ou au mieux la branche locale d’Al-Qaïda. Cela explique peut-être pourquoi certains analystes n’hésitent pas à accuser la coalition et notamment les Etats-Unis d’Amérique d’avoir (volontairement?) en permanence un coup de retard sur l’EI. Par contre en appuyant lourdement les forces kurdes dans le nord du pays, la coalition a atteint plusieurs objectifs qui, bon gré mal gré, satisfont ses principaux alliés actuels dans la région:
— L’établissement de l’EI permet l’avènement d’un Kurdistan au nord du pays tout autant que l’apparition d’un Sunnistan très intégriste, regroupant une nébuleuse allant de l’EI à Al-Qaïda, contraignant le régime à se replier vers les côtes et accentuant ainsi la dynamique de désintégration territoriale en Syrie.
- Cette désintégration territoriale et l’affaiblissement de l’autorité de l’Etat satisfont les monarchies du Golfe, Arabie Saoudite et Qatar en tête, qui sont dans une lutte totale contre l’Iran dans la région, Téhéran étant le grand soutien et allié du régime syrien et sur une logique dynamique très forte suite à l’accord sur le nucléaire que le pays vient d’arracher aux Etats occidentaux.
— Pour Israël, l’effondrement du régime syrien signifie l’affaissement du Hezbollah (jugé menace prioritaire) qui se concentre désormais sur le front syrien et devrait sortir très affaibli des années de guerre en Syrie. Pour cette raison sans doute, l’Etat hébreu apporte même un soutien médical direct aux djihadistes et parmi eux les plus radicaux (proches du front al Nosra et donc d’Al-Qaïda), soutien qui a donné lieu récemment a des émeutes de protestation de la part de minorités syriennes (Druzes…) directement menacées par l’organisation terroriste.

Blatter humilié

Lundi, novembre 23rd, 2015

Manifestement paniqué, Sepp Blatter a quitté la pièce et la conférence a été interrompue pendant un moment. L’humoriste britannique Simon Brodkin, connu sous le nom de scène de Lee Nelson, a jeté une liasse de faux dollars sur le président démissionnaire de la FIFA, Joseph (Sepp) Blatter, lors d’une conférence de presse lundi à Zurich, rapporte l’édition The Telegraph. « On va devoir nettoyer ça ou je ne serai pas capable de m’exprimer. Cela n’est pas acceptable, cela n’a rien à avoir avec le foot. Nous sommes ici pour parler football. Je dois donc ajourner cette conférence de presse », a déclaré M.Blatter avant de quitter la salle de conférence. La conférence était consacrée aux réformes prochaines de la FIFA. Il a été annoncé plus tôt que la future élection à la présidence de la FIFA se tiendrait le 26 février 2016. Le comédien, qui a pour habitude de se donner en spectacle devant les caméras lors d’évènements publics, a lancé une pluie de faux billets verts en s’exclamant « Sepp, c’est pour la Corée du Nord en 2026! ». Il a finalement été reconduit par la police suisse. En 2013, il s’était introduit sur la pelouse de Manchester City pour assister à l’échauffement, et en 2014, il a presque réussi à prendre l’avion avec des footballeurs de l’équipe d’Angleterre de football.