Archive for avril, 2015

Nossa Senhora do Monte

Jeudi, avril 30th, 2015

Un séminaire à Lisbonne m’a récemment permis de découvrir un site particulièrement joli de la ville, que je vous invite à découvrir si vous passez un jour par la capitale portugaise : Nossa Senhora do Monte (notre-Dame-de-la-Colline, pour les non bilingues). Ce site, quoique légèrement en retrait, mérite une petite visite, ne serait-ce que pour la vue qu’il offre sur la ville toute entière. Lisbonne a en effet été construite sur sept collines (à croire que c’était la mode, à l’époque). Et Nossa Senhora do Monte se dresse sur la plus haute. Vêtue de blanc, faisant un signe de bénédiction avec l’une de ses mains, la statue de la Dame domine les toits rouges de la cité et les eaux du Tage en contrebas. Derrière elle se trouve la chapelle qui lui est consacrée et qui date de 1243. C’est à cet endroit qu’au IVème siècle l’évêque de Lisbonne, Sao Gens, fut martyrisé. Près de la chapelle, un point de vue (le Miradouro) se compose de jolies terrasses carrelées. Il suffit de tourner son regard vers la gauche pour apercevoir les fabuleux créneaux du château Saint-Georges, qui mérite également une visite. Une courte promenade à pied depuis le Miradouro y mène. On peut y monter dans les tours et flâner le long des remparts. Le mieux est de s’y offrir un café, en profitant de vues encore plus incroyables de la cité. Si vous projetez de visiter la Dame mais n’avez pas envie d’y aller à pied (il faut compter environ 30 minutes de marche depuis le centre de la ville), vous pouvez prendre le tramway n° 28. Pour information, les tramways de Lisbonne sont réputés pour leur aspect rétro. Et l’itinéraire du 28, qui gravit les collines de la cité, est un véritable enchantement. Les habitants de la région disent qu’il vaut mieux se rendre au Miradouro au crépuscule. Lorsqu’il fait beau, le ciel devient en effet d‘un bleu intense, puis vire au rose cendré à proximité des eaux sombres, couleur d’encre, du Tage. Notre-Dame-de-la-Colline brille alors de tous ses feux dans son sanctuaire en verre. Plus bas, lors des chaudes soirées d’été, les lumières jaunes et orange de Lisbonne scintillent. Car la lumière est l’un des atouts incontestables de Lisbonne. Ce séminaire a été une véritable cure de luminothérapie (comprenez : j’en suis revenu bronzé. Pour en savoir plus, suivez le lien vers le site de l’organisateur de ce séminaire à Lisbonne.

Séminaire au FN sur le futur de JM

Jeudi, avril 30th, 2015

Le fondateur du Front national Jean-Marie Le Pen a défié vendredi sa fille, l’actuelle présidente du parti d’extrême droite qui veut le pousser vers la sortie après des déclarations provocatrices du vieux tribun, alors que la justice s’intéresse de près aux finances du FN. «J’irai me défendre, évidemment et probablement attaquer», a lancé Jean-Marie Le Pen après l’annonce par Marine Le Pen de «l’ouverture d’une procédure disciplinaire» contre son père, qu’elle a appelé à «faire preuve de sagesse» et à «arrêter ses responsabilités politiques». Le président d’honneur du FN, âgé de 86 ans, devrait être convoqué devant le bureau exécutif du parti – dont il est membre – en formation disciplinaire d’ici la fin avril. Une guerre ouverte oppose depuis quelques jours M. Le Pen à sa fille après de récents propos du fondateur qualifiés de «provocations» et de «suicide politique» par cette dernière. «Mme Le Pen est en train de dynamiter sa propre formation (…) Ce n’est pas moi, c’est elle qui se suicide, c’est elle qui se tire une balle dans le pied», a réagi le tribun d’extrême droite, se disant «pantois», «médusé» devant la réaction de sa fille. Engagée dans une entreprise de «dédiabolisation» du FN, Marine Le Pen a très mal accueilli de récentes déclarations de son père, hostile à ce choix politique. Adepte des provocations, Jean-Marie Le Pen a réitéré la semaine dernière des propos sur les chambres à gaz «détail» de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, qui lui ont déjà valu une condamnation en justice. Puis il a pris ces derniers jours la défense du maréchal Philippe Pétain, artisan de la collaboration avec l’Allemagne nazie, dans un entretien-fleuve à l’hebdomadaire d’extrême droite Rivarol. Florian Philippot, vice-président du FN et bête noire de M. Le Pen, a de nouveau appelé à sa démission vendredi. «Peut-être qu’il faut avoir la sagesse de savoir partir (…) quand on crée un trouble aussi profond», a-t-il estimé en assurant que Jean-Marie Le Pen ne serait pas investi par son parti aux élections régionales de décembre. Autre vice-président, Louis Aliot, s’est toutefois déclaré hostile à un départ forcé du patriarche. «Je ne suis pas favorable à une exclusion», a-t-il dit, tout en qualifiant M. Le Pen d’«anarchiste» qui «n’a aucune limite». «Je tiens compte du travail effectué, de tout ce qu’il a apporté au Front national», a dit l’élu, qui partage la vie de Marine Le Pen. «La vie de Jean-Marie Le Pen s’est faite au service de son pays». Selon un sondage Harris Interactive publié vendredi, les Français semblent tourner la page de Jean-Marie Le Pen: moins de la moitié (43 %) pensent qu’il incarne bien le Front national, contre 82 % pour sa fille. Les sympathisants FN sont encore plus tranchés (respectivement 28 % et 99 %). «Raciste», «provocateur», «vieux» sont les mots qui viennent spontanément à l’esprit des Français interrogés pour définir Jean-Marie Le Pen. Ce bras de fer familial survient au moment où une enquête judiciaire concernant le financement des campagnes électorales du FN s’est accélérée avec la mise en examen d’un proche de Marine Le Pen, Frédéric Chatillon, pour financement illégal de parti politique.

Conférence nomination des ambassadeurs au Vatican

Jeudi, avril 30th, 2015

La France et le Vatican sont engagés depuis trois mois dans un bras de fer feutré sur le nouvel ambassadeur auprès du Saint-Siège choisi par Paris, un homme aux compétences reconnues, mais homosexuel. «Catholique pratiquant, très cultivé, d’une discrétion absolue», selon le quotidien Il Messaggero, Laurent Stefanini, 55 ans, était très apprécié à la Curie lorsqu’il a été numéro deux de l’ambassade de France au Vatican entre 2001 et 2005. Depuis, il a été conseiller au ministère français des Affaires étrangères pour les questions religieuses, avant de devenir en 2010 chef du protocole à l’Élysée, sous Nicolas Sarkozy puis François Hollande. Sa nomination début janvier comme ambassadeur au Vatican a donc paru naturelle. D’autant que M. Stefanini s’est un temps occupé d’environnement, un atout précieux alors que la France cherche le soutien du pape François, qui prépare pour juillet une encyclique sur le sujet, avant le sommet sur le climat en décembre à Paris. Mais plus de trois mois après sa nomination, le diplomate n’a toujours pas reçu l’agrément du Vatican. Et à Paris comme à Rome, personne ne souhaite s’exprimer publiquement sur le sujet. «La réponse ne prend en principe pas plus d’un mois, un mois et demi», indique-t-on de source informée à Rome. «Le Vatican ne formule pas de refus. Il ne répond pas (…) et c’est au pays concerné d’interpréter cette absence de réponse». En 2007, la France avait déjà nommé un ambassadeur homosexuel au Vatican. À l’époque, la demande d’agrément n’avait pas reçu de réponse et Paris avait finalement proposé un autre nom. Mais ce premier diplomate était pacsé, alors que M. Stefanini est célibataire et extrêmement discret sur sa vie privée. Selon un bon connaisseur des arcanes diplomatiques entre la France et le Vatican, la hiérarchie de la Curie apprécie M. Stefanini depuis son passage à Rome et s’est montrée favorable à sa nomination, de même que la conférence des évêques de France. Mais le pape François s’y oppose pour des motifs de doctrine, assure cette source. Le souverain pontife argentin s’est distingué depuis son élection il y a deux ans par des déclarations plutôt ouvertes à l’encontre des homosexuels. «Si une personne est gaie et cherche le Seigneur avec bonne volonté, qui suis-je pour la juger?», avait-il assuré à la presse dans l’avion le ramenant du Brésil en juillet 2013 ajoutant : «Le catéchisme de l’Église catholique dit très bien qu’on ne doit pas marginaliser ces personnes». Selon le blogue spécialisé «Vatican Insider» du quotidien La Stampa, des sources au sein de la Curie estiment que le problème ne vient pas tant de l’orientation sexuelle de M. Stefanini que de son soutien public au mariage homosexuel, adopté en France en 2013 malgré la ferme opposition de l’Église catholique. Toujours selon Vatican Insider, la secrétaire d’État du Vatican assure que la décision n’est pas encore prise, en particulier parce que le nouveau ministre des Affaires étrangères, Mgr Paul Richard Gallagher, a pris ses fonctions il y a deux mois et n’a pas encore pu approfondir tous les dossiers. «Le dernier mot reviendra au pape (… mais) la diplomatie pontificale espère aussi qu’un autre nom puisse arriver de Paris», écrit Giacomo Galeazzi sur le blogue.