Les mammifères marins

juin 7th, 2018

Tout récemment, j’ai fait une expérience très insolite : j’ai nagé avec des dauphins. Ca s’est passé à Mandelieu, et je dois dire que j’ai été assez impressionné : c’est vraiment un animal dont la réputation n’est pas usurpée ! Un peu curieux, j’ai essayé de me documenter sur ces bestioles, et j’ai été assez ébahi par certains faits. Je savais depuis belle lurette que les dauphins étaient des mammifères, évidemment, mais je ne voyais pas comment ça se manifestait dans la réalité. Du coup, je partage avec vous mes découvertes. Son appartenance à l’espèce mammifère indique tout d’abord que le dauphin a des poumons, et non des branchies : c’est important à savoir, parce qu’il ne peut de ce fait tenir plus de quelques minutes dans les profondeurs sans remonter à l’air libre pour remplir ses poumons. Ensuite, la femelle ne porte qu’un seul bambin à la fois : la gestation est de 12 mois, et le delphineau ne devient adulte qu’au terme de 5 ans. Mais ce qui m’a le plus troublé, c’est tout de même la provenance même du dauphin, en définitive. Parce que jadis, son ancêtre évoluait en fait sur la terre ferme ! Le mésonyx était une bestiole équipée de sabots, qui vivait de poissons et de grenouilles. Et ce, jusqu’à ce qu’un énorme cataclysme climatique entraîne la suppression de nombreuses espèces. Dans le but d’échapper aux prédateurs ayant survécu, le mésonyx s’est expatrié dans l’environnement aquatique, et son organisme a graduellement évolué pour se faire à sa nouvelle vie marine : ses pattes de devant ont pris la forme de nageoires, sa queue est devenue une nageoire caudale, et ses narines sont remontées vers le haut du crâne pour devenir un seul orifice. Voilà d’où viennent les dauphins : c’est leur lointain passé qui fait qu’ils ont des poumons, ne se reproduisent pas comme les poissons, et ont si peu à voir avec la poiscaille de manière générale ! Au fait, si nager au côté des dauphins vous tente, je vous recommande chaudement l’expérience. Pour ceux qui veulent en savoir plus, c’est d’ailleurs par là que ça se passe, en suivant le lien, pour nager avec les dauphins.

Cyberviolences à caractère sexuel et sexiste

juin 5th, 2018

Le cyberespace entre-t-il en concurrence avec l’espace scolaire pour ce qui concerne les apprentissages sexuels  ? Est-il susceptible de modifier les normes de genre ou les attentes genrées ? Les cyberviolences au sens large prendraient pour beaucoup racine dans l’homophobie et le sexisme, Internet véhiculant de manière privilégiée des normes sociales invitant les performances stéréotypées de la féminité et de la sexualité. Jusqu’ici, les rares études ayant proposé une analyse genrée des cyberviolences ont mis en évidence l’existence de dynamiques genrées et sexuelles dans les échanges virtuels entre adolescentes et adolescents. Plus spécifiquement, les pratiques liées au sexting (c’est-à-dire à l’envoi de textos ou de photographies sexuellement explicites) ont fait l’objet d’études spécifiques, dans la mesure où elles ne trouvent pas d’équivalent dans la sphère présentielle. Ainsi, le sexting permettrait autant la stigmatisation des adolescentes envoyant des photos sexy ou parlant ouvertement de sexualité, que la valorisation des adolescents récepteurs de telles photos. Ces études ont établi au moins deux constats. D’abord, la rapidité avec laquelle les informations peuvent circuler dans les structures cyber rendrait les filles particulièrement vulnérables au jugement et à la honte lorsqu’elles ne réussissent pas à « performer » la féminité de manière attendue. Ensuite, le cyberespace offrirait de nouvelles possibilités d’accumuler du capital social à travers les textos et aux photographies à caractère sexuel. Les dédipix, pratique qui trouverait son origine en France, en offrent un exemple précis : les filles en quête de popularité envoient des photos d’une partie de leur corps (plus ou moins étendue, plus ou moins connotée sexuellement) dédicacée avec le nom de l’ami à qui elles l’adressent afin de susciter les commentaires sur les réseaux sociaux.

Passer le temps en avion

mars 29th, 2018

L’autre jour, j’ai reçu un message d’un client qui m’a dit qu’il avait écouté mes enregistrements pendant que je voyageais entre Los Angeles et Hawaii. Apparemment, il avait passé trois des cinq heures de son vol tout en se relaxant dans un état d’hypnose confortable, tout en améliorant en même temps son attention au golf mental. Ce monsieur a particulièrement commenté à quel point il avait apprécié une partie particulière de la visualisation qui consistait à imaginer voler haut dans le ciel comme un aigle. La visualisation sur cette piste particulière a été adaptée aux suggestions de gagner au golf et de s’associer avec un sentiment d’invincibilité – d’où la montée en flèche comme un aigle et le fait d’être le roi du ciel. Je pouvais voir comment mon client avait apprécié cette visualisation plus particulièrement que d’habitude alors qu’il était en train de voler haut dans un avion. La plupart des gens aiment l’idée de voler. Les associations positives avec la liberté sont indéniables. Nous aimerions pouvoir perdre la densité de nos corps et être miraculeusement capables d’étirer nos bras et de flotter dans le ciel. En fait, nous essayons de le faire de plusieurs façons: voler en avion, faire du parapente, du parapente, etc. De temps en temps, quelqu’un arrive avec un autre gadget qui permet de voler d’une autre manière unique. De même, dans notre imagination, nous pensons au vol. Nous pourrions nous allonger dans un champ et observer les nuages en marchant dans le ciel et nous nous demandons ce que cela ferait d’être capable de passer d’un nuage à l’autre. Nous avons des images de tapis magiques et de voitures volantes stockées quelque part dans nos esprits; des images qui ont été déclenchées par des films que nous avons vus ou des livres que nous avons lus. Le film récent, avatar, a piqué notre imagination avec des idées de voler sur des dragons apprivoisés. Imaginer voler haut dans le ciel est quelque chose qui semble avoir un attrait instinctif pour nous les êtres humains. Et pourtant, quand il s’agit de l’acte réel de voler dans un avion, nos pensées peuvent être très différentes. Certaines personnes ont peur de voler; d’autres n’aiment pas la perte de temps ou l’attente dans les aéroports. Nous voyons souvent des articles qui promettent au lecteur des conseils sur la meilleure façon de passer votre temps sur un avion, tout comme ce bref article est également intitulé. Pour moi, le meilleur conseil pour faire un bon usage de votre temps sur un avion est de faire ce que mon client a fait et d’écouter les mp3 d’hypnose. Quels sont les avantages de cela? – Vous êtes vraiment détendu et confortable (malgré les sièges!) – Il est facile de dormir – Vous pouvez travailler sur votre concentration mentale dans le golf ou tout ce que vous voulez améliorer vos pensées sur – Vous pouvez même surmonter votre peur de voler C’est un moyen très puissant et confortable pour utiliser votre temps en vol. Pouvez-vous penser à autre chose qui a autant d’avantages? Plus d’information en allant sur le site du spécialiste du pilotage avion .

avion

Personnes réfugiées ou demandeuses d’asile en Hongrie

mars 23rd, 2018

L’année dernière encore, la Hongrie a continué de restreindre sévèrement l’accès à son territoire pour les réfugiés et les demandeurs d’asile. L’admission ne pouvait se faire que dans deux « zones de transit » en place près de la frontière, où seulement 10 nouvelles demandes d’asile pouvaient être déposées par jour ouvré. En conséquence, entre 6 000 et 8 000 personnes devaient vivre dans des conditions inacceptables en Serbie, dans des camps de fortune, courant le risque de se retrouver sans abri et d’être expulsées plus au sud vers la Macédoine ou la Bulgarie. La Cour européenne des droits de l’homme a jugé en mars, dans l’affaire Ilias et Ahmed c. Hongrie, que la rétention de demandeurs d’asile dans des « zones de transit » – généralement des camps de conteneurs fortement gardés aux frontières extérieures du pays – était constitutive d’une privation arbitraire de liberté. Elle a également estimé que, au vu des mauvaises conditions dans lesquelles les demandeurs d’asile avaient été détenus pendant des semaines et en l’absence de voies de recours judiciaires contre cette forme de détention, la Hongrie n’avait pas apporté la protection adéquate contre un risque réel de traitements inhumains et dégradants. En mars également, l’Assemblée nationale a adopté une série de modifications concernant cinq lois sur les migrations et l’asile. Ces modifications prévoyaient la détention automatique, sans contrôle judiciaire, de tous les demandeurs d’asile dans les « zones de transit » frontalières, y compris des mineurs isolés âgés de 14 à 18 ans. Elles permettaient également la détention des demandeurs d’asile pendant toute la durée de la procédure d’asile, recours compris, et l’expulsion sommaire de tous les migrants en situation irrégulière interpellés sur le territoire hongrois à l’extérieur des longues clôtures érigées par la Hongrie à ses frontières. En conséquence, la plupart des demandeurs d’asile en Hongrie esquivaient la procédure ou étaient placés en rétention dans les « zones de transit » frontalières pour une durée indéterminée. À la fin de l’année, près de 500 demandeurs d’asile étaient détenus illégalement à la frontière. Les observateurs des droits humains et les ONG fournissant une aide juridique n’étaient pas autorisés à entrer en contact avec eux, ou seulement de manière extrêmement limitée. Ces mesures draconiennes étaient initialement censées s’appliquer en « situation de crise causée par une immigration massive ». Or, la « situation de crise » est invoquée continuellement depuis septembre 2015 et a été prolongée en août jusqu’à mars 2018, en l’absence de toute justification factuelle ou légale. La Hongrie a encore renforcé ses clôtures frontalières et la présence policière à sa frontière sud. Plus de 20 000 personnes ont été sommairement et parfois violemment renvoyées en Serbie ou empêchées de pénétrer sur le territoire hongrois, sans avoir pu bénéficier d’une procédure d’asile équitable et efficace ni d’un examen de leurs besoins de protection. En mars, le journal Magyar Nemzet a révélé que, contrairement aux déclarations du gouvernement rejetant les accusations de violences, plus de 40 enquêtes avaient été ouvertes sur des cas de recours excessif à la force par des policiers à la frontière sur une période de 18 mois ; la plupart de ces enquêtes ont été classées sans suite. En septembre, la Hongrie a été déboutée par la Cour de justice de l’Union européenne, qui a jugé qu’elle ne pouvait s’abstenir de participer au programme de relocalisation d’urgence de l’UE destiné à transférer des demandeurs d’asile de Grèce et d’Italie dans les autres États membres de l’UE. La Hongrie s’est obstinée à refuser toute relocalisation (alors que le programme prévoyait l’accueil dans ce pays d’un quota minimum de 1 294 demandeurs d’asile), ainsi que toute participation à d’autres mécanismes de solidarité régionaux. À la fin de l’année, elle n’avait procédé à aucune réinstallation ni relocalisation.

Expert en vin ?

février 1st, 2018

Expert en vin, voilà ce que je suis en passe de devenir. Et c’est à peine si je fanfaronne. :-) Avec quatre ateliers d’oenologie derrière moi, je commence à devenir sérieusement calé dans le domaine. Un récent cours m’a décidé à vous détailler la vinification du blanc. Si les blancs peuvent être créés avec l’aide de raisins blancs ou rouges, il faut faire attentiont à ne pas insérer les rafles au jus au moment de la vinification. En conséquence, le pressurage doit se faire avant la fermentation, (à l’inverse du vin rouge, dont on procède à la fermentation en premier lieu). Mais les vins blancs offrent d’autres particularités dans leur conception, puisqu’ils peuvent être secs, moelleux ou liquoreux. En premier lieu, il est important de savoir attendre le bon moment pour vendanger. En second lieu, le moût de blanc ayant tendance à s’oxyder au contact de l’air, il faut procéder promptement au pressurage. Le succès de ce procédé requiert également une certaine délicatesse : il faut empêcher toute pression inutile susceptible, qui aurait tendance à fournir au vin une saveur acidulée dans la bouche. Quand il ressort du pressoir, le moût doit ensuite être placé dans un cuvier de débourbage. Alors, il peut être ensemencé grâce à une souche de levures, qui doit être strictement appropriée aux traits des arômes primaires. En résulte ensuite l’étape de vinification alcoolique, celle qui nous intéresse vraiment, qui va métamorphoser le sucre en alcool, et donc, le jus de raisin en vin. Au cours de de celle-ci, de nouveaux arômes voient le jour : les arômes secondaires, qui vont avoir un rôle fondamental dans la composition du bouquet et dans sa qualité. Leur composition est assistée par une vinification à basse température, autour de 18°. Dans le cas des vins doux, moelleux comme liquoreux, le processus de la vinification diverge en deux points du mécanisme expliqué plus haut : avant tout, le pressurage est plus long ; ensuite, et c’est l’élément essentiel, la vinification doit être interrompue avant la mutation intégrale des sucres en alcool. J’espère que vous aurez trouvé ce petit cours dédié aux vins blancs utile et instructif. Promis, si j’effectue comme prévu un autre cours d’oenologie, je m’attaquerai au rosé ! Suivez le lien pour le contact de ce cours d’œnologie.

Traversée de l’Arctique

février 1st, 2018

Les maximes des stoiques

janvier 24th, 2018

Leur maxime la plus fréquemment répétée est «abstenez-vous et endurez»; Abstenez-vous de tout mal, souffrez toute agression et tout prétendu malheur sans vous rebeller ou vous plaindre. Un autre précepte largement répandu parmi eux et par eux, « Vivre selon la nature », ressemble remarquablement à une maxime épicurienne. Cela doit être clair. Ce précepte tel qu’ils l’interprétaient signifiait: adhérer librement et respectueusement aux lois de l’univers. Le monde est un Dieu qui vit selon les lois qu’il a lui-même faites et dont nous ne sommes pas juges. Ces lois nous entourent et nous contraignent; parfois ils nous blessent. Nous devons les respecter et leur obéir, avoir une sorte de désir pieux d’opérer même contre nous-mêmes, et vivre en conformité respectueuse avec eux. Ainsi comprise, la «vie en conformité avec la nature» n’est rien d’autre qu’un aspect de la maxime «Endure».  Les principaux adeptes et maîtres du stoïcisme avec et après Zénon étaient Cleanthes, Chrysippus, Aristo et Herillus en Grèce; à Rome, Caton, Brutus, Cicéron dans une certaine mesure, Thrasea, Epictetus (avec un grec, qui a écrit en grec), Seneca, et finalement l’empereur Marcus Aurelius. Le stoïcisme s’est rapidement développé en une religion, ayant ses rites, ses obédiences, ses pratiques ascétiques, ses directeurs de conscience, son examen de conscience, et ses adeptes avec un costume traditionnel, un long manteau et une longue barbe. Il a exercé une influence considérable, comparable (comparable seulement) au christianisme, mais il a pénétré seulement les classes supérieures et moyennes de la société dans l’antiquité sans descendre, ou à peine descendre, aux masses. Comme l’épicurisme, le stoïcisme a connu une renaissance dans les temps modernes en opposition au christianisme; Cela sera traité plus tard.

Vol au-dessus d’un nid de flamants roses

décembre 18th, 2017

Il existe de nombreux aérodromes en France où l’on peut s’initier au pilotage d’avion. Mais si j’étais intéressé par ce stage de découverte, je souhaitais également le faire au-dessus d’un paysage superbe. J’ai donc attendu un séjour chez des amis dans une des plus belles régions de France pour me lancer. Et voilà comment j’ai piloté pour la première fois de mon existence au-dessus de la Camargue. L’endroit ne fut pas choisi par ailleurs. D’une part, parce que c’est un des paysages que je conserve en mémoire depuis mon enfance : ces grands chevaux d’un blanc cassé et aux longues crinières. J’ai habité un peu partout durant mon enfance (mes parents ont changé de région à six reprises lors de mes dix premières années !), mais aucun paysage ne m’a marqué davantage que celui-là, et il m’arrive, encore aujourd’hui, d’en rêver. La Camargue est une région de marais, de lacs saumâtres et salants formés par l’envasement du Rhône, lorsque ce dernier se divise en deux. Le bras principal, le grand Rhône, suit une route plus ou moins directe vers la mer Méditerranée, alors que le petit Rhône serpente vers l’ouest. Le corps de la Camargue se situe entre les deux bras, la petite Camargue se poursuivant à l’ouest du petit Rhône : c’est là que j’ai vécu deux ans. Pour information, voici la réponse à une question qu’on m’a souvent posée : le nom de la Camargue vient peut-être du général romain Caius Marius, qui aurait établi Aigues-Mortes. On pense que les chevaux blancs et les taureaux noirs qui font la célébrité de la région, sont tout ce qui reste de vastes troupeaux de la Préhistoire qui se sont réfugiés dans les parages. Sur les 337 espèces d’oiseaux sauvages recensées, le flamant rose est bien sûr le plus connu. Même ceux qui n’y sont jamais allés savent que cet animal à longues pattes est l’emblème de la région. Pourtant, sur les 50 000 oiseaux de passage chaque année, seulement 3 000 vivent en réalité en Camargue. Il se peut néanmoins que leur nombre augmente dans le futur : une île relativement isolée du lagon Fangassier a en effet été mise à disposition des oiseaux et constitue actuellement le seul endroit en Europe où les flamants – entre 10 000 et 13 000 couples – se reproduisent régulièrement. Observer les nuées d’oiseaux prendre leur envol depuis le cockpit, parfois même aller dans la même direction que l’appareil comme s’ils suivaient son ombre, est un spectacle grandiose qui restera gravé dans ma mémoire. Je n’aurais pu rêver meilleur endroit pour un premier vol. Si le pilotage d’avion vous intéresse, voilà un site qui en propose un peu partout en France. Je vous laisse le lien vers le site du prestataire de pilotage avion si cela vous intéresse.

Promenade à Mendoza, en Argentine

décembre 18th, 2017

Quand tu blogues

décembre 14th, 2017

À la faveur d’un stage dans une start-up de déco, elle découvre les bureaux de presse et le monde du design. Elle y évolue depuis 15 ans. « J’adore mon boulot. Les gens sont beaux, les apparts sont beaux, il y a un peu de pression mais on ne sauve pas des vies. J’aime cette légèreté. Mon vrai combat, je le mène en rentrant devant les assiettes de coquillettes. » Sa seconde journée commence à 19h, quand elle va chercher ses enfants à la garderie de l’école. « Tu es la dernière des mamans », ne manque pas de lui rappeler sa progéniture à l’occasion. « J’ai conscience qu’ils ont des journées de ministres, mais ça ne m’atteint plus. Ma culpabilité est définitivement partie. » Elle a d’ailleurs consacré un post à ce sujet. « J’ai véritablement arrêté de culpabiliser à l’arrivée de Jules et Louise. Tout le monde nous avait souhaité bon courage, mais moi je m’étais conditionnée. Je m’étais dit que si je n’y arrivais pas, ça ne serait pas grave. J’ai trouvé l’arrivée des deux premiers plus difficile que la leur. Au début, tu idéalises. Au troisième, plus du tout! » Après la naissance de son deuxième enfant -Gabrielle-, Agnès a connu pendant quelques mois une dépression post-partum. « Je ne trouvais plus ma place. J’essayais d’être une bonne mère, une bonne attachée de presse, mais je n’étais plus à l’aise nulle part. Finalement, c’est l’envie d’un nouvel enfant qui m’a sauvée: je me suis dit que cette fois, je ferais ce que je peux. » À l’arrivée de Jules et Louise, un congé de six mois l’aide à envisager les choses plus sereinement: « Alors que je n’avais pas eu le temps de profiter de mes précédents congés maternité, j’en ai cette fois savouré chaque moment. Au point de me rendre compte, à la fin, que j’éprouvais le besoin de retourner travailler. »